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Le sentier

L'histoire d'Antoine qui achète une maison à Villeneuve-Saint-Georges en 2017.

Résumé

Sachez qu'il pourrait vous arriver la même histoire si vous décidiez d'acheter à Villeneuve Saint Georges...


Une touche de fantastique, et de l'humour.
Antoine Athanasios vient d’acquérir la vieille maison que les voisins qualifient de hantée.
À la cave, il ouvre une porte qui devrait lui permettre l’accès au jardin et découvre un sentier.
Seulement, voilà, depuis son jardin il ne voit ni la porte, ni le sentier.
Il va rendre visite à madame Louise qui lui a vendu la maison, il lui demande des explications.
Parmi les secrets qu’elle lui dévoilera, elle lui précisera que cette porte doit toujours rester fermée, car des fléaux venus du passé pourraient se répandre sur la Terre.
Antoine et son ami ne tiendront pas compte de ses conseils et partiront explorer ce sentier qui les mènera où jamais ils n’auraient pu l’imaginer.

Extrait

Roman le sentier

Contexte : Antoine et Vincent dorment quand ils entendent frapper sur une porte...

Antoine se dirigea vers la fenêtre et regarda le trottoir.
– Il n’y a personne dehors.
– La porte d’entrée de la maison ?
Antoine ouvrit la fenêtre de l’étage où était sa chambre, se pencha et regarda.
– Personne, et ça frappe toujours.
– Et si c’est sur la porte du jardin, qu’est-ce-qu’on fait ? demanda Vincent inquiet.
– Aucune idée, mais je n’ouvre pas !
– On descend voir par la fenêtre, celle qui est au-dessus du sentier.
– Ouais, prends la lampe, de ce côté il n’y a pas l’éclairage public, on n’y voit rien.

Tous les deux à la lumière de la lampe, descendirent l’escalier de l’étage en s’efforçant d’être le plus discret possible. De longs silences succédaient aux martèlements de la porte. Une fois devant l’escalier de la cave, Antoine en fut persuadé.
– Mais qui cela peut-il être, murmura-t-il, il n’y a personne dans le jardin !
– Mais dans le sentier, oui. On descend écouter si on entend parler ? proposa Vincent.
– Ton idée de barre de fer n’était pas si mauvaise après tout.
– Ah tu vois ! Bon, passe le premier, je te suis.
– Tu ne perds pas le nord toi.
– C’est ta maison, je ne vois pas pourquoi ce serait à moi de prendre des risques.
– Des risques ?
– Chut ! Aller, je te suis.
– Je te préviens, je n’ouvre pas, d’ailleurs, je n’ai pas pris la clé.
– OK. De toute façon si tu avais eu l’intention d’ouvrir, je t’aurais attendu dans la chambre.
– C’est pas le courage qui te manque, toi ! rouspéta Antoine.
– Tiens ! Tu vois, ça s’arrête, alors descend !
– C’est ce que ça fait depuis tout à l’heure. J’y vais, tu me suis ?
– Ouais, vas-y, je te laisse de l’avance pour ne pas risquer de faire tomber en marchant trop près.
– C’est la vraie raison ? douta Antoine.
– Bien-sûr ! Tu crois que j’ai peur ou quoi ?
– Je ne crois pas, j’en suis persuadé. Bon, moi je descends, reste là-haut si tu veux.
– Mais je te suis, nulle envie de te laisser tomber, pour qui tu me prends-tu ?
Antoine arriva en bas de l’escalier, plus aucun son ne parvenait de la porte, il se tourna et de son index indiqua à Vincent de ne pas faire le moindre bruit.
– Tu vas faire quoi là, murmura Vincent ?
– Chut !
– Ne braque pas la lampe sur les fentes, idiot !
– Silence !
Antoine colla son oreille contre la porte et Vincent approcha sa tête. Toujours aucun son ! Puis soudain quelqu’un frappa avec puissance à plusieurs reprises. Antoine les nerfs à vif, surpris et effrayé fit un pas en arrière percutant Vincent et l’envoya au sol. Il perdit l’équilibre et tomba dessus.
– Aie ! cria Vincent.
Le martèlement cessa.
– Chut !
– Oui, commence par te relever, tu m’écrases les cotes !
– Je vous entends, ouvrez, minauda une voix d’homme à l’intonation inhabituelle, ouvrez.
– Oh putain ! jura Vincent paniqué.
– On se casse, vite !
En une fraction de seconde, tous les deux se retrouvèrent en haut de l’escalier. Antoine récupéra le trousseau et ferma la porte à double tour.
– C’était qui ? paniquait Vincent.
– J’en sais rien.
– Je ne dors plus chez toi, c’est vraiment hanté.
– Si c’était un esprit il ne nous aurait pas demandé d’ouvrir, il serait passé au travers ou je ne sais comment, mais il n’aurait pas eu besoin de nous.
– Je ne redescends plus jamais dans ta cave, moi ! Je me suis cru dans SOS fantôme !
– Peureux !
– Quoi ? T’a pas eu peur toi ?
– Non, enfin si un peu, mais c’est à cause de l’effet de surprise.
– Ah ! Et si tu redescendais ?
– T’es malade toi. Je verrais ça en plein jour.
Vincent le regardait les mains tremblantes.
– Dès qu’on sera levé, j’irais voir la vieille, faudra qu’elle me dise tout ce qu’elle sait cette fois-ci.
– Parce que toi, tu comptes retourner dormir ?
– T’as vu l’heure, on ne va pas attendre sans rien faire.
– Je suis venu en voiture, si on allait terminer la nuit dedans ?
– Si cela peut te rassurer…
– Hé si tu préfères, va dans ta chambre, moi j’y vais et je vais me garer dans une autre rue.
– C’est bon, on va dans ta voiture, céda Antoine.
– Ma proposition, c’était pour tout de suite, t’entends pas l’autre en bas qui frappe encore ?
– Allons-y.
– Demain, je te propose de mettre quelques bastaings pour renforcer ta porte, proposa Vincent en se dirigeant vers la sortie.
– Plus des parpaings ?
– Pour monter les parpaings, la porte doit être ouverte, et compte pas sur moi, et de deux, le temps que le ciment soit costaud, faut attendre plusieurs jours.

Extrait

Contexte : Ils viennent de monter un mur derrière la porte de la cave, pour se protéger de l'inconnu venu d'une autre époque les déranger la précédente nuit.

– Si ton pote revient, je ne pense pas que nous l’entendions. Et en admettant qu’il défonce la porte, il va avoir un choc ! ria Vincent fier de son ouvrage.
– Hé, c’est pas mon pote ! Bon, au lieu de raconter n’importe quoi, tu dors ici cette nuit ?
– Heu…
– T’as plus confiance en ton mur ?
– Je dors ici ! répondit-il sans hésiter. En vrai, je devais rentrer, mais rien que pour te démontrer que c’est du solide, je n’irais chez moi que demain matin !
– D’accord, souris Antoine, ce soir on se fera un feu et j’ai prévu des entre-cotes, ça te va ?
– Ouais mon ami ! Ah… Je suis bien content, plus de Henri quatre, ni de Napoléon, et encore moins de Charlemagne ! Hé ? T’imagine si un gars comme ça se pointait ici, à notre époque ?
– Je pense que cela finirait mal. Bon, je suis crevé, je vais allumer un feu dans le jardin, les parpaings en rab vont servir.
– Et pour la grille ?
– Dehors dans mon bordel.
– OK, pendant que tu fais ça, je vais en rouler un.
– Ah, tu ne m’aides pas ?
– Bon… si, aller, moi aussi j’ai envie de bouffer et de me pieuter. Hé, faudra installer une table dehors, ce sera plus pratique.
– J’en ai amené une, prends les assiettes, et les couverts, regarde dans le tiroir, il y a des bougies.
– Il fait clair !
– Pour l’instant.


Une heure et demie plus tard tous les deux étaient installés autour de la table de jardin.
– Je savoure ce soir, le félicita Vincent.
– On a tout ce qu’il faut pour être heureux, le jardin, le repas, le feu, le calme…
– La bière et les feuilles à rouler.
– Les étoiles qu’on commence à voir… Je suis quand même mieux ici qu’en appart !
– Et personne qui viens nous emmerder, on va pouvoir inviter les miss…
– Ce week-end.
– Pourvu qu’il fasse beau qu’on puisse manger aussi dehors… faudra juste un peu arranger, là ça fait un peu champ de bataille avec le bordel qu’il t’a mis ton monsieur Duchêne.
– Arrête, il a tout déblayé et pour rien. Mais c’est prévu qu’il me fasse la pelouse. Antoine s’étira. Je suis naze, mais je resterais bien ici toute la nuit.
– T’es fou, si ton pote se pointe !
– Hypolite ? Et la porte, Et le mur ?
– Ouais j’en conviens, mais comme on est dehors j’ai toujours l’impression qu’il va surgir de je ne sais où et nous sauter dessus. C’est pour ça, après manger, je vais en rouler un bon, histoire de bien dormir. Et l’autre, s’il frappe sur la porte, je ne l’entendrai pas.
– Oublie-le un peu.
Antoine restait immobile les yeux vers le ciel. Il repensait à ce que lui avait répondu la vieille Louise quand il avait dit qu’il construirait un mur. Sa voix résonnait encore dans sa tête.« Vous croyez que vous êtes le premier à y avoir pensé ? Votre mur ne sera plus là dès le lendemain matin. »
– Oh ! Ça va ?
– Je profitais du peu de silence dont tu me faisais cadeau.
– En clair, tu me demandes de la fermer ? rouspéta Vincent.
– Mais non, juste ne parle pas sans arrêt.
– Ouais… je vais rouler un pétard alors.
– Tu vois ! Fais-le, ne le dis pas.
– Ah, j’ai compris, quand il sera prêt, je ne dirais pas « tu veux tirer dessus ? Je le fumerais ! »
– Pff, dès fois tu es désespérant.


Antoine et Vincent passèrent la soirée près du feu dans le jardin, et vers minuit décidèrent d’aller se reposer. Comme il l’avait prévu, aussitôt allongé, Vincent s’endormit. Au cours de la nuit, à plusieurs reprises des coups furent portés sur la porte. Antoine qui s’imaginait en train de rêver les entendit. Aussitôt, il se dit que peu être le mur avait réellement disparu. Les épaisses planches de vieux chêne devraient tenir le coup, confiant, il se rendormit.

Où trouver le roman ?

Actuellement, c'est ici, sur le site de l'imprimeur Thebookedition,  Le sentier

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