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 Jean de Villeneuve

Un menuisier à Villeneuve Saint Georges.

Résumé

Une nouvelle histoire qui se déroule à Villeneuve Saint Georges.
Un homme, Jean a adopté deux jeunes enfants. Quand l'histoire débute, sa fille a dix-neuf ans et son garçon, vingt et un ans.
Ces deux-là, s'aiment jusqu’au jour où ils apprennent que leur père adoptif se trouve être leur géniteur. Tous leurs espoirs d'être un jour ensemble, s'envolent.
Le fils de Jean, désespéré, quitte le domicile et ne donne plus aucune nouvelle. Bien plus tard le hasard le place sur le chemin d'une personne à la quelle jamais il n'aurait pensé. Son destin va alors changer d'une façon autant surprenante qu’imprévisible.

Extrait 1

Jean de Villeneuve
La couverture

C’était samedi, Carole n’avait pas cours, et Jean pouvait s’éterniser au lit. L’heure matinale ne le dissuadait jamais de se lever et de sortir vérifier la boîte à lettres bien avant l’heure de passage du facteur.
Justement, ce jour-là, agacé de tourner en rond, il alla contrôler. Une nouvelle déception. Il se précipita à l’intérieur pour échapper à la pluie battante qui inondait les rues depuis le levé du jour.
Carole se préparait une tisane et fut surprise de le voir revenir de dehors dégoulinant d’eau.
– Tu fais quoi là ?
– Courrier…
– Il est huit heures et demie.
– Et si hier j’avais oublié, se justifia Jean.
– Aucun risque, se moqua Carole. Et c’est pas toi qui m’as expliqué la semaine dernière que si une lettre de… du déserteur arrivait, tu la déchirerais ?
– Exactement !
– Alors pourquoi continues-tu à martyriser la boîte à lettres quatre fois par jour ?
– Hé bien justement ma fille, il faut bien que j’aille voir… Car si je n’y vais pas et qu’il y en a une, comment ferais-je pour la réduire en confetti si je ne le sais pas ? Ah !

Extrait 2

– Il a surtout la chance d’être encore chez maman, précisa Jean, plus qu’à se mettre les pieds sous la table.
– Et toi, fit remarquer Lucien, t’as ta fille à la maison…
– Elle a d’autres occupations !
– Alors, t’as qu’à lui dire que puisse-qu’elle est là, qu’elle te fasse à manger.
– Elle est étudiante ma fille, pas comme la tienne qui est au chômage, pendant que d’autres travaillent…
– C’est pas de sa faute, se défendit Lucien, c’est les patrons qui ne veulent pas d’elle !
– On sait, ria Jean en simulant de ses mains des rondeurs généreuses.
Lucien fut vexé, non pas que Jean mentait, mais comme il se trouvait être le seul a connaître sa fille…
– Le jour où elle travaillera, se défendit Lucien blessé… elle se paiera une Mercedes, elle !
– C’est sûr, s’amusa Jean en regardant les autres qui riaient, je la voie mal dans une Fiat 500 !
– Un pot de yaourt ! s’étrangla Gérard.
Jean s’arrêta brusquement de rire en levant son doigt en l’air, tous finirent par lui concéder le silence qu’il réclamait.
– Elle montera dedans après avoir mangé le yaourt !
Tous se mirent à rire, à part Lucien qui ronchonnait sans que ses collègues ne lui prêtent attention.
– Ouais, dis ce que tu veux, mais ma fille au moins, le jour où elle travaillera, elle aura de quoi faire des jaloux, protesta Lucien pendant qu’ils s’amusaient de son désarroi.
– Hé bien, ce n’est pas sûr mon gars, repris plus sérieusement Jean, que compte-t-elle faire ?
Lucien, prit au dépourvu, se gratta la tête nerveusement en se donnant le temps de réfléchir. C’est que sa réponse devait clouer le bec de ces trois idiots.
– Cheffe dans un magasin, peut-être même à Intermarché, sinon à Auchan… il pensait les impressionner.
– Cheffe de quoi ? demanda Gérard, de rayon, des caissières, de ceux qui rangent, y'en a plein des cheffes…
– Ça doit être ça.
– Quoi ? insista Gérard.
– Cheffe des caissières… ou un truc comme ça, elle ne m’a pas vraiment expliqué. Mais ce sera Cheffe !
Jean encaissa la réponse.
Sur le coup, aucun ne prit la parole, alors Lucien, fier de ce que sa fille pourrait un jour représenter, se redressa, laissant un léger sourire de satisfaction apparaître sur son visage.
– Hé bien alors ce sera la mienne qui roulera en Mercedes, ou mieux, en Audi, conclut Jean.
– Pourquoi, qu’est-ce-qu’elle compte faire ta gamine ? s’étonna Lucien à qui la fierté allait prendre un rude coup.
– Elle veut… faire… ar-chi-tec-te, il secouait la tête de bas en haut comme s’il venait de confier un secret.
– Et alors, c’est pas cheffe ! affirma Lucien.
– Hé non, avoua Jean.
– Alors !
– C’est mieux ! Mieux que cheffe.
Lucien, soupçonneux, jeta un coup d’œil à Louis, puis à Gérard.
– Il a raison, l’informa Gérard, architecte, c’est plus payé, et puis il faut en avoir dans le ciboulot…
– T’insinue que ma fille est bête ? rouspéta Lucien en se redressant.
– Mais non, Jean lui tapota sur l’épaule, pour être la cheffe, oh la, la, qu’est-ce-qu’il faut être intelligent ! Il riait, puis redevint vite très sérieux, mais pas autant que pour être architecte…
– Bon, c’est possible, mais elle, c’est ce qui lui plairait, c’est quand même le plus important.
– Mais oui mon gars, le rassura Jean en éloignant sa tasse de café.
– Hé pourquoi tu fais ça ?
– Il est huit heures et demie et tu es déjà énervé.

Où trouver le roman ?

Actuellement, c'est ici, sur le site de l'imprimeur Thebookedition,  Jean de Villeneuve

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