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 Celltil de Korrel tome 5 Les origines

Voici le cinquième tome de la série Celltil de Korrel, les origines.

Présentation

Cinq siècles plus tôt. Un vaisseau en provenance de la Terre découvre une planète où la vie est présente.
De la colonisation à Celltil qui devient chef de son village, toutes les questions que vous vous êtes posées dans les quatre premiers tomes, trouvent une réponse.

Extrait

Celltil et Arzhal
Celltil et Arzhal

À Thorn, au bar, sur la place du village.
Encore une fois, pour le plaisir de quelques-uns, et provoquant le ras le bol d’autres, Celltil et ses amis se disputaient avec un vigneron venu vanter la qualité de son vin, au mauvais endroit. Il était vrai que ce brave travailleur vivait assez éloigné de Thorn, au point que certains prétendaient qu’il n’était pas du village, mais plutôt de Waloth. Et quand il s’agissait de se faire offrir à boire, aucun n’affirmait que ce vigneron, Edis, pouvait être d’une autre contrée que celle où tous avaient le privilège de vivre.
Le gros Fat, sous son imposante casquette, restait appuyé sur son bar, se laissant distraire par ces cinglantes discussions, attendant simplement la phrase magique : « Ressers-moi ».
Les villageois, témoins friands de ces houleux affrontements verbaux, s’installaient sur les bancs disposés un peu partout sous les arbres, commentaient entre eux ce passionnant débat, qui grâce à la présence de Celltil ne manquait pas d’intérêt.

La balle était dans le camp d’Edis, qui se sentant insulté, riposta assez fort pour que tous les spectateurs entendent :
– Celltil, il lui attrapa la manche, tu critiques mon vin, mais d’une part, tu ne dis pas non pour en boire une bouteille, et d’autre part, quand ceux de Roste le trouvent moins bon que celui Odomath, tu prétends haut et fort, que le vin de Thorn, le mien, est le meilleur de tout Korrel ! Alors ?
– Mon cher Edis, commença Celltil en réfléchissant à ce qu’il allait dire, le problème n’est pas là…
– Ah bon, où est-il alors ?
– Que ton vin soit bon… ou pas…
– Faut savoir, c’est le meilleur ou pas ?
– Tu ne comprends pas ! Si nous te considérons de chez nous, il est sans conteste le meilleur, par contre…
– Mais qu’est-ce que cela change ? Edis était choqué.
– Cela change… que nous ne pouvons pas dire, nous, il se désigna de son index, habitant de Thorn, que le vin d’un vigneron d’ailleurs est le meilleur, voilà !
– Hé oui, abonda Griman qui suivait la conversation avec un grand intérêt, même s’il n’était pas certain d’avoir tout compris.
– Oh toi, riposta Edis, tu ne sais pas de quoi nous parlons !
– On parle de vin ? chuchota Griman en approchant sa bouche de l’oreille de Celltil.
– Mais oui, idiot !
– Alors Edis, expliqua lentement Griman, ton vin est le meilleur de la région, et aussi de tout Korrel. Celltil lui flanqua un coup de coude.
– Pour une fois que tu dis quelque chose de censé, le félicita Edis, tu mérites que je t’offre à boire… Fat, sers-le !
– Je te ferai remarquer, annonça Fat en se redressant péniblement, que je n’ai pas de ton vin à ma disposition.
– Hé alors, donne-lui en un autre.
– Mais si tu lui dis que tu lui offres un coup, protesta Celltil, tu dois lui offrir de ton vin.
– Hé oui, approuva Melos en s’approchant.
– Je dirais même, continua Celltil sur son avantage, tu pourrais offrir à boire à tout le monde, là tu serais un gars de chez nous, et dans ce cas, je te rappelle que nous serons tous d’accord pour dire que ton vin est le meilleur !
Edis eut la désagréable sensation de s’être fait prendre au piège, et pire, devant une multitude de témoins qui, alléché par cette boisson de qualité, déjà se levaient pour venir y goûter.
– Difficile, se désola Edis en secouant la tête, s’il n’y en a pas au bar, faudra attendre un autre jour…
La déception se lisait sur les visages de tous, mais Celltil disposait d’un argument de taille :
– Je crois savoir, l’astre en soit témoin, il leva les yeux au ciel, que ta carriole est chargée d’une cinquantaine de cruches…
Aussitôt, encouragé par les regards pleins d’espoir des villageois, Melos se dirigea vers la carriole attachée à un des arbres à une centaine de pas.
Celltil se mit à sourire en pianotant des doigts sur le bar. Fat lui fit un clin d’œil complice, ravit de goûter à ce vin qui se trouvait être vraiment le plus remarquable de tout Korrel. Edis ne pouvait plus reculer et sa déception faisait peine à voir, non seulement ils allaient tout lui boire, mais en plus ils affirmaient que son vin n’était pas le meilleur.
– On va boire un coup ou pas ? interrogea Griman inquiet.
– Toi, tais-toi ! lança Edis. Non, et non ! protesta-t-il énergiquement, avec désespoir, c’est une livraison que je dois faire à Waloth… heu… chez le gros Budo… qui habite à…
– Quoi ? Celltil n’en revenait pas, Edis venait de gaffer en avouant sous le coup de la colère, effectuer une transaction avec un gars de Waloth, et devant témoins.
Melos, qui avait aussi entendu, s’était arrêté et revenait afin d’entendre une nouvelle fois les mots qui décrivaient cette trahison. Edis, fort embarrassé, se demandait pourquoi il avait eut l’idée de faire un détour par la place de Thorn.
– Mais c’est un ami… tenta-t-il.
– De Waloth !
– Pas vraiment, expliqua-t-il maladroitement.
– Le gros Budo, vit bien dans le grand chalet, avec vue sur l’océan et du sable tout autour de lui ?
– Hé forcément, puisque son chalet est à deux cents pas de la plage.
– Oui, oui, Celltil se grattait le menton, il est bien entre Waloth et Thorn ?
– Oui… mais peut-être un peu plus près de Thorn, je crois.
– Et cela change quoi ? l’interrogea Melos qui le fixait, furieux, les mains sur les hanches.
– Qu’il est possible qu’il soit de Thorn ! conclut Edis qui pensait ainsi marquer un point.
– Alors il faudra déplacer le panneau qui indique qu’on sort de Thorn, renchérit Celltil.
– Hé pourquoi tu veux faire ça ?
– Parce que quand on prend la route de Waloth, dès qu’on sort du village, sur le panneau est écrit Waloth !
– Qu’est-ce que cela change ?
– Que même tout près de Thorn, on peut être de Waloth, ce qui est ton cas.
Fat, passionné par la conversation, jouait avec le gros bouchon d’une carafe de cidre qu’il tenait à la vue de tous. Melos s’approcha un peu plus, prenant une attitude de défi, aussitôt imité par Griman, qui pour ne pas se faire engueuler, imitait le comportement de ses amis.
– Ah… je ne savais pas, avoua sincèrement Edis, mais alors, moi… il réfléchissait à voix haute, je vis plus près de Thorn, et pourtant avant d’arriver je passe devant le panneau de Waloth…
C’était la phrase de trop.
– Donc, tu n’es pas de Thorn, tu viens nous narguer avec ton vin avant de le livrer à un gars de ta cité ?
– Hum, pas vraiment Celltil, et puis je pensais que mon vin n’était pas assez bon pour vous.
– Mais, tu t’opposes à ce que nous le gouttions ! Tous ! Celltil criait, et le public, l’espoir de boire un coup renaissant l’accompagna avec ses protestations. Edis, sous pression, essayant de protéger sa cargaison, se mit aussi à se défendre énergiquement. Les plaintes fusèrent, plus personne ne se comprenait jusqu’à ce que le bouchon que tripotait Fat, sous la pression des gaz, finisse par sauter dans un bruit bien plus fort que ceux qu’émettaient tous les assoiffés, mais surtout, facilement identifiable. Cela eut pour effet de tous les stopper, laissant place à un bref silence que Celltil interrompit :
– Taisez-vous ! Buvons un coup !
– Mais oui, approuva Fat et remplissant des verres qui attendaient sur le bar.
Celltil prit le premier verre rempli et le tendit à Edis qui sans discuter, le saisit avec enthousiasme, ensuite ce fut le tour de Melos et Griman. Les autres n’avaient qu’à se débrouiller, Celltil trinqua avec ses amis et ensemble, ils portèrent leur verre en bouche. Une fois rassasié, Edis, encore troublé, désira connaître les conclusions de Celltil :
– Hé alors, que je ne sois pas de Thorn, tu m’en veux beaucoup ?
– Mais non, pas du tout, je disais ça comme ça, tu es mon ami, voyons ! Et puis, pour nous, comme tu vis plus près de Thorn que de Waloth, tu es quand même un gars de chez nous, d’ailleurs, on va déplacer le panneau jusqu’après ta maison.
– Ah je suis bien content de t’entendre dire ça, avoua Edis qui se sentait soulagé, mais alors pourquoi toutes ces engueulades ?
– Oh, pourtant tu nous connais, intervint Melos, faut bien passer le temps.
– Hé les gars, remarqua Griman en levant l’index, si je passe le temps comme ça, avec ma femme, je vais me faire foutre dehors !
Tous se mirent à rire de bon cœur, pendant que Fat, fier du cidre qu’il avait réussit à faire acheminer au village, débouchait une autre carafe.
Celltil se pencha pour murmurer à l’oreille d’Edis, qui aussitôt ouvrit grands ses yeux.
– Tu ne perds pas le nord toi ! bon une bouteille, d’accord.
Celltil lui répondit par un discret clin d’œil que Griman avait aperçu sans oser en faire la remarque sous peine de se faire envoyer balader.

Où trouver le roman ?

Actuellement, c'est ici, sur le site de l'imprimeur Thebookedition,  Celltil de Korrel - tome 5 Les origines


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