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 Celltil de Korrel tome 3

Voici le troisième tome de la série Celltil de Korrel.

Résumé

Cela fait maintenant près de six mois que Celltil est rentré au village, habillé de l’étoffe si bien méritée d’un héros dont les générations futures ne cesseraient de relater exploits et services rendus à la population. Ceux qui le traquaient avaient disparus dans les marais de Thorn. Ses nouveaux et fidèles amis les terriens étaient restés. Eux aussi avaient fait le choix d’une vie meilleure sur Korrel.
C’était le printemps, Celltil ne semblait pas méconnaître son bonheur. Il se reposait, et profitait paisiblement de son existence, entouré des siens à Thorn.
Cette troisième partie va arracher Celltil à sa tranquillité. Le Gouverneur lui envoie ses amis et ensemble ils partiront, récupérant Arzhal sur le chemin, pour une nouvelle mission sur le continent sauvage. Des terriens, avides de ressources rares et précieuses se sont posés avec une navette sur le sol riche en minerai de Korrel et entendent commencer son extraction sans attendre. Pour arriver aisément à leur fin, faire des villageois leurs nouveaux esclaves, était aussi un moyen parmi d’autres.
Celltil et ses amis vont traverser, fleuves, montagnes et forêts pour leur venir en aide et trouver une solution ultime pour se débarrasser d’eux. Seulement, bien que la présence du minerai fût restée secrète, un vaisseau spatial était déjà affrété et avait mit le cap sur Korrel…

Extrait

Celltil de Korrel tome 3
Celltil tome 3

– Et où comptez-vous aller tous les deux ? Celltil s’arrêta, tourna la tête sur sa droite et leva les yeux. Un homme sur les hauteurs, à l’allure suspecte, les observait. De sa main gauche, il tenait fermement un âne lourdement chargé, de la droite, il exhibait une longue lame de métal.
– C’est une épée, expliqua Celltil à voix basse.
– Je dirais plutôt un sabre.
– Tu m’agaces, c’était une façon simplifiée de t’expliquer pour que tu comprennes !
– Je ne suis pas ignare, j’ai eu une instruction dans ma jeunesse, rappelez-vous.
– Tu me fatigues, le ton montait.
– Connaissez-vous la différence entre une épée et un sabre ? Moi, oui.
– Ça suffit maintenant, ce n’est pas le moment pour débattre…
– Hé ho, je ne vous gêne pas trop là, vous allez la fermer, ordonna l’inconnu en s’approchant.
– La fermer c’est se taire, expliqua Celltil.
– J’avais compris !
L'homme approchait avec visiblement, de mauvaises intentions.
– Arrêtez d’expliquer, je ne suis pas aveugle, répondit Arzhal agacé.
– Je voulais être sûr que tu aies compris !
– Pff…
– Vous allez vous taire tous les deux, vous me fatiguez.
Celltil et Arzhal cessèrent de jacasser et le regardaient venir à leur rencontre avec une certaine inquiétude.
– Je vais faire court, expliqua clairement l’homme en levant son sabre, je veux vos korrs. Tous vos korrs !
Ses yeux bleus pâles scrutaient ceux de Celltil en essayant de l’intimider.
– Monsieur le vagabond… commença Celltil maladroitement.
– Mais je ne suis pas un vagabond !
Celltil l’examina des pieds à la tête et ne semblait pas convaincu par l’affirmation de cet inconnu. L’homme était assez âgé, les cheveux comme la barbe d’une quinzaine de jours étaient gris, son pantalon et sa chemise aux multiples trous et accrocs tombaient en loque et ses orteils sales comme le fond d’un fossé, dépassaient de ses sandales aux quelles il manquait des lanières.
– Ben alors, vous êtes quoi ?
– Je suis un chasseur !
– Vous chassez au sabre ? Celltil ria franchement, je vous imagine en train de courir après un chevreuil avec votre sabre et vos sandales…
– Je crois que vous ne m’avez pas compris, je chasse un gibier qui ne courre pas plus vite que moi, et pas pour le manger, juste pour le voler !
Celltil avala sa salive de travers. Arzhal se déplaça afin que son ami se trouve entre lui et le chasseur d’hommes. L’effet escompté sur ses proies enfin atteint, le chasseur reprit avec une voix exprimant nettement sa supériorité :
– Donc… Donnez-moi vos korrs ! Et vite, sinon… il brandissait son sabre de façon menaçante.
Celltil se demandait si avec son bâton, il lui serait possible de l’affronter mais se ravisa rapidement.
– Mais… à qui demandez-vous les korrs ? se renseigna Celltil en se grattant le menton.
– Mais à vous ! À qui voulez-vous que je demande ?
– Alors cette demande est bien pour moi ?
– Oui !
– Et pourquoi pas à mon petit ami ? insista Celltil en désignant Arzhal.
– Mais je m’en fous complètement, envoyez vos korrs ! l’homme s’énervait.
– Restez calme. Comment voulez-vous que l’un de nous réponde à votre demande, s’il n’est pas directement désigné ? C’est comme si au marché de Roste, vous criiez « Viens voir », lequel doit-il venir ? Ah vous n’aviez pas pensé à ça ?
L’homme fut prit de court. Selon sa réflexion, ce raisonnement se tenait, mais quelle était donc la solution ? Il n’avait jamais été confronté à un tel problème. Il faut aussi savoir que sa rencontre avec Celltil était pour lui la première du genre.
– Bon, je ne sais pas, à vous ! Voilà je vous demande vos korrs le vieux. Allez envoyer !
– Déjà, insista Celltil, j’aimerais savoir qu’est-ce qui vous a fait porter votre choix sur moi ?
– Je ne sais pas, je m’en fous, t’as l’air plus riche que le petit, voilà ! Ça te va ?
Celltil sourit et se retourna pour faire face à son petit ami.
– Tu vois Arzhal, je suis distingué, rien qu’en me voyant, il a deviné que j’étais le plus riche de nous deux.
– Allez, donnez les korrs maintenant, l’impatiente et l’énervement s’entendaient dans le ton de sa voix.
– Il est possible, que vous vous soyez trompé, monsieur ?
– Branzilo…
Celltil se mit encore une fois à rire ce qui eut comme conséquence de fâcher Branzilo qui jeta son sabre violemment sur le sol caillouteux.
– Quoi ? Ouest-ce qui vous fait rire ?
– Vos parents vous en voulaient beaucoup quand ils ont eut la malchance de vous voir naître ?
– Je ne pense pas, non, pourquoi ?
– Alors c’est le hasard.
– Mais quoi ? Je commence à en avoir marre de vous, pourquoi vous ai-je rencontré ? Envoyez les korrs et partez !
– Attendez, Celltil leva sa main paume ouverte pour lui faire comprendre qu’il devait se montrer patient. Je disais donc qu’il est possible que vous vous trompiez, car sachant que vous exigeriez de ma part tous les korrs, je les ai peut-être confiés à mon ami…
Arzhal redressa ses deux oreilles et ouvrit de grands yeux, Celltil se débarrasserait de ses difficultés ?
– Écoutez bien, dit l’homme en ramassant son sabre, les gouttes de transpirations perlaient sur son front, si dans un temps très court, je ne vois pas vos korrs, à l’un ou à l’autre, je vous coupe la tête à tous les deux ! Compris ?
– Tu as entendu Arzhal ; il veut juste les voir. Dans ce cas c’est moi qui les garde, mais j’aurais aimé que vous vous adressiez à moi, la prochaine fois.
– Mais je m’adresse à vous, à lui aussi, à vous deux !
– Alors pourquoi ne pas m’avoir désigné par mon nom ?
– Je ne le connais pas !
– Donc, vous ne m’avez rien demandé, alors nous reprenons notre chemin, allez, viens Arzhal.
– Stop ! cria Branzilo.
Celltil reposa le sac qu’il avait prit en main et lui fit face.
– Quel est votre nom ?
– Ah voilà, enfin ! Je suis Celltil de Korrel, maître Celltil. Alors comme les présentations sont faites, reprenez depuis de début.
Branzilo ne comprenait pas où Celltil voulait en venir alors il le regarda avec un air ignare.
– Vous venez à ma rencontre, vous dites bonjour monsieur Celltil, auriez-vous la gentillesse de me prêter quelques korrs que je puisse m’habiller plus dignement. En effet j’ai l’air d’un vagabond, je suis moche et bête… voilà, quelque chose dans ce genre…
Branzilo lâcha son sabre et son âne. Il se frappa la tête des deux mains. La folie l’envahissait-elle ? Qu’avait-il fait de mal depuis ce matin-là pour que le destin le mette sur la route de Celltil ?
– Partez, partez tous les deux avant que je ne devienne fou, je ne veux plus vous voir.
Celltil et Arzhal surpris de cette rapide capitulation ramassèrent leurs sacs et commencèrent à s’éloigner. Mais Celltil avait encore un petit détail à régler avec cet individu peu gâté par la vie. Il s’arrêta après quelques pas et regarda cet homme qui lui semblait si désespéré.
– Mais Branzilo, vous ne vouliez pas… Arzhal foudroya son vieil ami du regard, des… korrs ?
Très énervé, Branzilo s’empara de son sabre et s’approcha menaçant. Il fut stoppé par Celltil qui leva la main.
– J’ai peut-être un remède à vos problèmes Branzilo.
Celltil se pencha et fouilla dans son sac pour en sortir une bouteille de vin.
– Je la débouche ?
Branzilo s’arrêta en plein élan et fixa la bouteille avec envie. Plus rien d’autre ne comptait pour lui.
– Cela fait des années, gémit Branzilo. Vous me feriez goûter pépé ? Je vous serais éternellement reconnaissant si vous acceptiez de consentir à me faire cette faveur.
– Pas question d’y goûter, le fit languir Celltil. Nous allons la boire ensemble !
– Oui, je veux bien, le pria Branzilo fort aimablement.
– Alors, expliqua Celltil en s’occupant de la déboucher sous le regard avide de Branzilo, nous allons convenir de quelque chose ensemble…

Où trouver le roman ?

Actuellement, c'est ici, sur le site de l'imprimeur Thebookedition, Celltil de Korrel - tome 3

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