Vous êtes ici : Accueil > Emmanuel Dionysos > Celltil de Korrel tome 2

Sur ce site
Autour des livres
  Suivez-nous sur google+   Partagez cette page sur facebook
 

 Celltil de Korrel tome 2

Voici le second tome de la série Celltil de Korrel.

Résumé

Celltil et Arzhal continuent de former notre duo atypique. Précédemment, leur complicité que les circonstances ont vue naître les a menés sur le continent sauvage. Malgré les difficultés, ils sont parvenus à déjouer les plans des inconscients qui allaient provoquer la perte de Korrel et de toutes les tribus qui la peuplaient.
Les rebondissements qui animent cette seconde partie de l'histoire feront qu'en regagnant leurs terres, Celltil et Arzhal seront l'objet d'une traque orchestrée par ces mêmes inconscients qui n'ont pas pu atteindre leur but. En même temps, à leur tour, des Terriens se mettront à leur poursuite. Vont-ils lancer l'exploitation du fabuleux minerai récemment découvert et qui causera inéluctablement la perte de Korrel ? Ou vont-ils se joindre au peuple pour défendre la planète ?
Celltil va devoir traverser les deux continents, affronter l'immensité de la forêt, les fleuves en furie et va faire des rencontres improbables. Son imagination et sa ruse qui dépassent l'entendement le sortiront à chaque fois des situations dans lesquelles il a le don de s'empêtrer et ce, sans l'aide ou le concours de personne.

Extrait

Celltil de Korrel tome 2
Celltil tome 2

Quelques minutes plus tard, Celltil ouvrant le chemin la tête haute, le buste bien droit et le bâton qui se balançait d'avant en arrière, s'arrêta.
– Les trois fleurs vous aviez dit, c'est ici. Drôle de nom, des fleurs j'en compte des centaines moi, pas trois !
Ils entrèrent dans une grande salle ou quelques dizaines de tables étaient disposées un peu en désordre. Le plafond en planches et poutres était très haut, percé de larges ouvertures qui apportaient une grande quantité de lumière. Celltil soufflait, agacé par la forte odeur de poisson grillé qui régnait dans la salle. Febal les invita à s’asseoir sur l'une des premières tables près de l'entrée, un peu à l'écart des autres clients. Une femme d'âge mûr avec un tablier blanc en broderie s'approcha en souriant afin d'accueillir ces nouveaux arrivants :
– Bonjour messieurs, bonjour Febal, dit-elle toujours avec un grand sourire et fort aimablement. C'est eux ? ajouta-t-elle.
– Oui, répondit Febal embarrassé, qui se serait bien passé d'une telle remarque faite devant Celltil.
– Alors que désirez-vous manger ? Febal, comme d'habitude, un bon lièvre avec des carottes, petits pois et des haricots ?
– Oui pourquoi pas, il se délectait de son fameux lièvre aux légumes et Celltil, lui, après avoir entendu cette alléchante description, en salivait aussi. Et ajoutez une bouteille de bon vin.
– Pour le petit monsieur qui ne mange que des végétaux si je ne me trompe, si cela lui convient, ce sera du choux et des artichauts de Ioreem, ils poussent sur la rive est, pas très loin d'ici, vous m'en donnerez des nouvelles, dit-elle avec une grande sincérité.
– Très bien, je vous remercie, répondit Arzhal satisfait.
Puis vint le tour de Celltil, et comme cela ne se passait jamais simplement avec les inconnus, elle se tourna vers lui et ne lui demanda rien.
– Et pour vous, monsieur, imposa la femme, ce sera une soupe aux croûtons et aux petits oignons, avec un grand verre de jus de pomme de chez nous.
– Mais j'ai des dents vous savez !
– Ce serait préférable, les croûtons sont assez fermes, monsieur.
Sans attendre de réponse, elle les quitta pour aller donner les commandes au cuisinier. Celltil n'avait pas apprécié de passer pour un fou, et dans ce restaurant, pour un vieillard presque infirme. De la soupe et du jus de pomme ! Du jus de fruit, oui, mais du jus de raisin fermenté ! Febal, lui, à le regarder, se faisait une joie de pouvoir savourer un bon plat de viande et de légumes devant le vieux Celltil, qui n'avait droit qu'à de la soupe. Il savourait d'avance ce petit plaisir. Seulement Celltil n'en fut pas dupe et contrairement à toute logique, arbora un sourire. Febal se disait qu'en fin de compte il prenait la chose du bon côté et se mit à sourire franchement. Arzhal, coutumier des expressions de Celltil, avait parfaitement compris que son vieil ami mijotait une vengeance.
Enfin la femme, aidée d'un jeune homme, revint et déposa assiettes, verres et bouteilles sur la table.
– Bon appétit, messieurs.
– Oui, oui, on va dire ça, ne put s'empêcher de remarquer Celltil en regardant l’assiette bien remplie et fumante de Febal.
– Quelque chose ne va pas, demanda Febal, qui sentait bien qu'en fin de compte Celltil n’appréciait pas la répartition des menus.
– Tout va bien, répondit Celltil qui semblait résolu à suivre son idée, vous allez voir... Que pensez-vous de mon choix ?
Arzhal, curieux de voir la tournure qu'allaient prendre les événements, attendit pour s'occuper de son assiette et observa Febal et Celltil avec attention. Febal, ignorant des stratégies de Celltil, lui répondit sans aucune hésitation :
– C'est vraiment un très bon choix, ici la soupe est excellente. Et ces croûtons, exquis !
– Voilà qui me rassure, dit Celltil qui commençait une manipulation de la vaisselle sous la surveillance attentive d'Arzhal et la passivité de Febal qui cherchait à comprendre les raisons de tous ces mouvements.
Celltil prit l’assiette de Febal et la déplaça vers le centre de la table, il prit son assiette de soupe et la posa devant Febal puis récupéra l’assiette du centre pour la placer devant lui. Pour terminer, il échangea les bouteilles de place.
– Allez-y et ne ne vous privez pas, c'est un excellent choix, dit Celltil en regardant Febal qui écarquillait les yeux devant son assiette de soupe. Et vous me direz des nouvelles de ces croûtons.
Pour aller au bout de son idée, Celltil se servit un plein verre de vin et par pure gentillesse remplit le verre de Febal de bon jus de pommes de la région. Le cuisinier, soucieux de la bonne qualité de son service vint à leur rencontre. Celltil, sans attendre plus longtemps, enfourna les légumes avec plaisir.
– Le repas vous convient-il, messieurs ?
– Tout à fait, répondit Celltil, la bouche à moitié pleine, il y a un instant, mon ami, monsieur Febal, me vantait la qualité de votre soupe aux croûtons, puis se tournant vers Febal, mangez donc, montrez-lui que vous appréciez, voyons.
Febal, à regret, saisit sa cuillère et commença à manger sa soupe, sous le regard amusé de Celltil qui avala une longue gorgée de vin tout en l'observant. Arzhal, rassuré par la situation hilarante, commença enfin son repas. Le cuisinier sembla enchanté et partit rendre visite à ses autres clients.
– Vraiment, quand vous invitez, vous faites les choses très bien Febal, sachez que je m'en souviendrai, parole de Celltil le fou !
Febal se rendit compte qu'il s'était fait rouler par le vieux Celltil, comme tant d'autres, et s'il avait su qu'il n'avait pas été un cas isolé, cela lui aurait remonté le moral et permis d'avaler sa soupe avec plus de plaisir, mais ce n'était pas le cas.
– Bon, j'admets que j'aurais dû trouver autre chose, j'en suis désolé, avoua Febal avec sincérité.
– J'accepte vos excuses, mais terminez votre soupe qui est si bonne, ajouta Celltil, ravi d'avoir remporté une victoire qui le soulageait de tous les affronts subis cette matinée.

Le bateau pour Roste.

Febal, vexé par l’attitude de Celltil, même s'il devait lui apporter de l'aide, était pressé de se débarrasser de ce personnage. Le souvenir du local de la messagerie, du charpentier Elija qui avait reçu un coup de bâton et la soupe aux croûtons à la place de son lièvre aux petits légumes, cela faisait trop pour lui qui était habitué à une vie confortable et sans imprévu. Seulement voilà, la vie voulait que lorsque l'on avait rencontré Celltil, on ne pouvait l'oublier. Et lui, Febal se rappellerait toujours le tour dont il avait été victime. Donc, aussitôt le repas terminé, celui-ci n'ayant pas été trop copieux pour lui, il décida de les emmener au port, car il savait qu'un bateau marchand à destination de Roste devait partir ce même jour. Il était inconcevable de le rater car le prochain, dans le meilleur des cas, ne passerait que d'ici une douzaine de jours. Et douze jours à accompagner Celltil dans Ioreem se révélerait être un véritable cauchemar.

Où trouver le roman ?

Actuellement, c'est ici, sur le site de l'imprimeur Thebookedition,  Celltil de Korrel - tome 2


Partagez sur facebook
Destination roman  --  https://destinationroman.fr/ --  Florent Papadopoulos 2017-2018  --  Villeneuve Saint georges  --   Valid XHTML 1.0 Strict   Valid CSS niveau 3   --  Accessibilité