Vous êtes ici : Accueil > Emmanuel Dionysos > Celltil de Korrel tome 1

Sur ce site
Autour des livres
  Suivez-nous sur google+   Partagez cette page sur facebook
 

 Celltil de Korrel tome 1

Voici le premier tome de la série Celltil de Korrel.

Résumé

Planète Korrel, colonie Terrienne abandonnée.
Des inconscients ont découvert un précieux minerai et ne possédant aucune technologie pour l’exploiter et le revendre, lancent des appels vers l’extérieur. Sans le savoir, ils vont provoquer la perte de Korrel et de toutes les tribus qui la peuplent.
Celltil, malgré son âge avancé, perfide, profiteur et lâche, à la demande du gouverneur, va faire face à ces hommes avec l'aide d’un autochtone, Arzhal, et mettra tout en œuvre pour déjouer leur plan.
Celltil va devoir traverser les continents, affronter l'immensité de la forêt, les fleuves en furie et va faire des rencontres improbables. Son imagination et sa ruse qui dépassent l'entendement le sortiront à chaque fois des situations dans lesquelles il a le don de s’empêtrer et ce, sans l'aide ou le concours de personne.
Dans un cadre naturel, préservé et respecté, des hommes se battent pour conserver ce qu’ils considèrent comme leur patrimoine.

Extrait 1

Celltil de Korrel tome 1
Celltil tome 1

Ce beau monde n'était pas de son village et ce n'est pas sa réputation qui devait en prendre un coup mais plutôt sa tête lorsque, malencontreusement sans crier gare, un gourdin de bois dur s'abattit sur son crâne ! Sa tête lui tournait et lui faisait atrocement mal, sa vision devenait flou et il sentait ses forces l'abandonner. Celltil perdit conscience. Silence et noir ! Plus rien, le néant. Le temps passait... Ce fut long. Dans l'attente, le cadran solaire du village se fatiguait. Toujours aucun bruit, aucune impulsion nerveuse, ni onde électrique ne parvenait au cerveau de Celltil.
– Serait-il mort ?
– Merde, il est mort !
– N'exagérons pas.
– T'y es allé un peu fort !
– De toute façon, ce n'était qu'un voleur.
– Ah, je n'aime pas qu'on parle des gens à l'imparfait, j'ai l'impression qu'on les a déjà mis deux pas sous terre ! cria une vieille femme.
– Pas grave, ça fera de l'engrais pour mes salades.
– Toi et tes salades, tu nous fatigues, va les bouffer et fiche-nous la paix !
– Je lui en remets un coup pour le réveiller ou on le balance aux vers ?
– Assassin ! Buveur de bière !
Tiens ! Le mot bière réussit à s'infiltrer profondément dans une oreille de Celltil. Ensuite ce mot, difficile à suivre, vous imaginez bien, pénétra par des cellules intactes sous forme d'impulsions électriques. Tout fut secoué, tout entra en ébullition, puis la réaction accéléra ; sans le savoir, Celltil venait d'inventer un remède contre la perte de conscience. Et en ouvrant légèrement la bouche, il prononça, tel un mourant : « U...ne biè...bière. »
– Tu vois ce que je disais ? Il ne perd pas le nord, le salaud, hein !
– Pensez donc, il sort d'un coma et il veut déjà trinquer, le bougre !
– Et en plus, ce n'est pas l'heure !
– Et bien voilà !
Et la grosse femme lui jeta un sceau d'eau bien froide à la figure. Celltil reprit complètement connaissance, surtout que le goût de l'eau sale, reçue en pleine figure, ne correspondait pas trop à celui de la bière tant espérée.

Extrait 2

La grotte.
Celltil parut satisfait. Mais il ne put s'empêcher d'ajouter :
– En fin de compte, j'avais raison.
– Oui, mais pas grâce à la logique !
– Bon, bon. Qu'en déduis-tu pour la suite ?
Là en fait, il changeait de sujet.
– Ils ont dû chercher un refuge et nous devrions le chercher aussi dans les alentours afin de trouver des indices.
– Encore bravo, je suis fier de toi ! Pour la peine, je porterais mon sac jusqu'à l'heure du repas, ainsi un travail pénible te sera ôté.
– Vous êtes bien bon.
– Je sais reconnaître quand tu mérites une récompense.
Arzhal savait que l'heure du repas était très proche, mais à quoi bon protester ? Les bonnes intentions de Celltil étaient si rares.
– Recherchons donc un endroit qui aurait pu servir d'abri, tiens par là, vers les rochers, peut-être une grotte ? dit-il en tendant son index.
Ils se dirigèrent dans la direction indiquée.
Une heure à peine plus tard, ils arrivèrent devant une grotte, dont l'entrée était partiellement dissimulée par un taillis. Ils écartèrent les branches pour regarder à l'intérieur. Il y faisait très noir. Trop noir. Aucun d'eux ne fut rassuré par une telle obscurité. Arzhal recula d'un pas, laissant le passage à Celltil pour l'inviter à passer le premier. Celltil, pas dupe, recula aussi. Ils se dévisagèrent.
– Il va bien falloir y pénétrer ! dit Celltil avec autorité.
– À quoi bon puisqu'on n'y voit rien, on ne trouvera rien.
Logique. Pourtant, ils avaient trouvé ce qu'ils cherchaient mais... Arzhal avait la désagréable sensation qu'il serait désigné par Celltil pour y entrer et de surcroît le premier, alors il prit les devants :
– Faisons du feu et allumons des torches ?
– C'est ce que je m’apprêtais à faire.
– Ben voyons !
– Surveille ton langage, tu pourrais y aller sans torche !
– Parce que c'est moi qui y entre ?
– Oui, pourquoi ?
– Pour rien, j'avais juste un doute !
Ils allumèrent donc un feu. Disons plutôt qu'Arzhal alluma le feu, tandis que Celltil se frottait les mains devant ce réconfortant foyer naissant qui crépitait agréablement. Celltil repensait aux bivouacs de sa jeunesse avec son père et prit un petit air nostalgique. Arzhal saisit deux branches qui brûlaient avec vigueur et entreprit d'entrer dans la grotte. Alors Celltil se décida à le suivre mais, prudent ou peureux, préféra surveiller la progression de son ami depuis l'extérieur.
Il avançait lentement, les mains tremblantes et la respiration haletante. À chaque conseil lancé bravement par le peureux Celltil resté à l'extérieur, Arzhal faisait une grimace de dégoût.
– Allez, cesse de trembler comme ça, mauviette !
– Pourquoi ne viendriez-vous pas me rejoindre ?
Celltil n'avait aucune excuse, à part la frousse bien sûr.
– Le feu est éteint. Faut que je m'en occupe aussi.
Quelque peu dépité, Arzhal continuait sa lente exploration.
Le passage était étroit et oppressant, les parois très humides et l'air semblait lourd, et chaud, incroyablement chaud. Il écartait les toiles de ces maudites bêtes à huit pattes. Heureusement, les torches brûlaient la quasi totalité de ce qui désagréablement lui barrait le passage. La peur qui lui enserrait les entrailles avait disparue, mais il n'entendait presque plus Celltil qui lui hurlait sûrement de bons conseils.
La grotte tournait à gauche, puis à droite, l'air devenait enfin respirable. Il s'arrêta pour apprécier le sol qui lui semblait bizarre. Apparemment, à force d'examen du sol et du plafond, il conclut qu'il y avait eu un éboulement ici !
Il ne devait pas se trouver au fond de la grotte. Un éffondrement lui barrait le passage et avait ouvert une sorte de cheminée juste au dessus de lui. C'est de là qu'émanait l'air frais. Cette cheminée n'allait pas bien loin, une galerie partant à l'horizontal la rejoignait.
Sa curiosité le poussa à essayer d'y pénétrer, mais rien à faire, c'était trop haut. La conclusion s'imposa d'elle même, il fallait retourner chercher Celltil, à eux deux, ils y arriveraient. Le tunnel étant plus large, il fit donc demi-tour. C'est là qu'il se rendit compte de la grande distance qu'il avait parcourue. Mais il n'avait plus peur, captivé et concentré sur sa mission.
Enfin arrivé à la sortie, il constata que le feu se consumait à merveille, en crépitant très fort. Celltil était allongé sur le dos dans l'herbe, les mains croisées derrière la tête, et en plus, un brin d'herbe entre les dents. Arzhal en eut le souffle coupé. Désappointé et révolté, une cruelle envie de vengeance lui traversa l'esprit. Il saisit une petite branche enflammée, la lança dans la barbe de Celltil et fit un pas en arrière vers la grotte. La réaction ne se fit pas attendre. Celltil poussa un cri effroyable, puis on entendit qu'il se mettait des claques pour éteindre l'incendie qui consumait ce qu'il avait mis tant d'années à obtenir. Arzhal fit maintenant mine d'arriver.
– Hum, ça sent une drôle d'odeur ici, feriez-vous griller une échine de cochon que vous m'auriez cachée afin de ne rien partager ?
– Une odeur ? quelle odeur, je ne sens rien !
– Le feu s'est rallumé ?
– En effet, oui, il y a eu un peu de vent. Mais tu reviens seulement ?
– Oui, j'ai besoin de votre aide.
– Hein ! est-ce vraiment nécessaire ?
– Ma petite taille m'interdit d'accéder à un conduit.
– Un conduit ?

Où trouver le roman ?

Actuellement, c'est ici, sur le site de l'imprimeur Thebookedition,  Celltil de Korrel - tome 1

Partagez sur facebook

Destination roman  --  https://destinationroman.fr/ --  Florent Papadopoulos 2017-2018  --  Villeneuve Saint georges  --   Valid XHTML 1.0 Strict   Valid CSS niveau 3   --  Accessibilité